l'identité nationale et les RH...

Le débat sur l’identité nationale en France et les RH Crossborder

Nous sommes tentés de citer Desproges: « il y a de plus en plus d’étrangers au monde! »
Mais notre valeur ajoutée en Ressources Humaines Crossborder, donc transfrontière, nous oblige à une
prise de position plus argumentée.

Nous oublierons en tant que franco-allemand que nos collègues allemands qui nous demande quel est donc ce sang impur qui abreuvait nos sillons à la fin du 18ème siècle venait de l’Est et est revenu souvent de l’Est et après tant d’années de réconciliation et de paix, ils lui trouvent un relent de suranné ou de culpabilisant.

Nous penserons plutôt que nous sommes actifs dans un monde qui ouvrant ses frontières aux biens,
les ouvre aux marchés et donc aux ressources humaines qui les pensent, produisent,vendent et consomment.

Et à ce niveau-là ne valent comme réalité que les catégories suivantes:

  • multinational,
  • global,
  • international
  • transculturel.

Sans que souvent on ne sache les distinguer et qu’elles soient utilisées à tort et à travers. Faisons un essai.

Le multinational repose sur une puissance nationale (notion légale et juridique) qui dans une dynamique semblable
à la colonisation se décentralise en se déployant sur les autres nations tout en gardant le savoir et le pouvoir
dans un centre décisionnel basé sur le national
Le global repose sur l’idée de parentées d’organisation, de savoir central global et de convergence des particularités locales.
L’international repose sur une source-mère de core compétence et qui se réplique ou se délègue « overseas ».
Le transculturel requiert un développement de savoirs mutualisés, d’intégration de différence pour agir ensemble.

Le national n’est qu’une notion légale de droits de citoyens. L’humain opère lui plus largement, dans un environnement culturel.
Pour opérer avec d’autres humains venant d’autres cultures il est absolument nécéssaire de quitter le bas niveau de
l’ethnocentrisme pour progresser vers l’ethnorelativisation (Bennet). C’est une règle.

Que la politique d’un pays s’empare de la notion d’identité nationale est à notre sens contreproductif pour pouvoir garder sa place dans un monde qui va de l’avant par le global et le transculturel.

Un pays qui installe un ministère qui allie Immigration et Identité nationale ne peut que faire partie du premier modèle, national et multinational. Peut-être est-ce celà qui fait que la France n’est pas frileuse dans les grands projets à l’international mais si peu organisée et active dans la présence mondiale des PME et groupes de moyenne importance?

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